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    Un dénommé Jésus parlait à « ceux qui ne sont rien »

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    Un dénommé Jésus parlait à « ceux qui ne sont rien »

    Message  Admin le Mar 11 Juil - 4:37

    Source:  http://ripostelaique.com/un-denomme-jesus-parlait-a-ceux-qui-ne-sont-rien.html

    https://i11.servimg.com/u/f11/12/99/56/75/jysus10.jpg


    Thierry Michaud-Nérard
    Ancien Médecin-chef de secteur de pédopsychiatrie
    La prédication de Jésus adressée à « ceux qui ne sont rien » était la prédication d’un Rabbi, c’est-à-dire qu’elle était la prédication d’un Maître éclairé et d’un bon connaisseur de la Loi (la Torah).
    Mais aussi, Jésus dénonçait le système, l’esprit routinier, l’incompétence et le rigorisme des autorités sacerdotales officielles, les pharisiens décrits comme hypocrites, les élites et les marchands du Temple.
    Il aimait « ceux qui ne sont rien », en particulier le peuple de Galilée qui n’avait pas accès au savoir.
    Il s’adressait aux malades, les sans espoir, les victimes et même les courtisanes, tous appartenant à la catégorie de « ceux qui ne sont rien », mais ceux qui sont ce vrai peuple élu d’Israël dont lui-même était issu.
    La rupture, telle qu’elle s’est produite avec les autorités religieuses officielles, ne fut jamais doctrinale, mais essentiellement de nature socio-politique. La condamnation de Jésus est intervenue pour des raisons politiques complexes qui concernaient les relations très spéciales et très compliquées entre l’autorité politique romaine et l’autorité religieuse officielle des gardiens du temple, une autorité jalouse de ses prérogatives.
    La prédication de Jésus inquiétait parce qu’il s’adressait directement à « ceux qui ne sont rien », à ce peuple des campagnes, sans tenir compte des autorités officielles intermédiaires qui revendiquaient la priorité élitiste de ceux qui réussissent pour le pouvoir et la garde exclusive et scrupuleuse de la Loi (la Torah).
    Toujours jalouses de leur pouvoir sur le peuple ignorant, les autorités élitistes officielles du judaïsme ne pouvaient évidemment pas se laisser déposséder du pouvoir absolu de domination sur les esprits du petit peuple et du pouvoir d’interprétation qu’elles donnaient à la Loi (la Torah) dans la tradition des prophètes d’Israël. Le Temple de Jérusalem était la demeure divine et le point d’inscription de Dieu dans le destin du peuple élu. C’était le sanctuaire et le point de rencontre entre le monde d’en haut et le monde d’en bas.
    Qui aurait pu imaginer, au temps de Jésus, que la prédication du Rabbi Maître entraînerait une telle rupture entre l’authenticité de la tradition d’Israël et un mouvement chrétien qui a pris une telle importance ?
    Jésus renouvelait l’interprétation de la Loi dans un sens plus libéral et populaire à l’intention de « ceux qui ne sont rien », tout en respectant une authentique théorie de la connaissance du judaïsme officiel.
    Selon les principes de la halakha, les règles de la pratique rituelle tenaient pour essentiels à la fois l’amour de la paix, l’amour de l’humanité et « l’étude et la connaissance de la Loi » (la Torah).
    L’étude de la loi est toujours restée essentielle dans le judaïsme, « car celui qui ne progresse pas dans l’étude et la connaissance de la Loi voit toujours la connaissance régresser« .
    Mais il donnait au judaïsme une direction nouvelle qui ouvrait la voie à une nouvelle compréhension non seulement de la Loi, la Torah, mais du monde des petits, des humbles, de « ceux qui ne sont rien » et des sans voix, c’est-à-dire une nouvelle compréhension des populations délaissées et misérables de Galilée. La prédication de Jésus ne contrevenait pas aux exigences doctrinales des autorités religieuses du judaïsme officiel. Toutefois, le simple fait qu’il s’adressait directement aux populations de Galilée était un défi pour les autorités officielles et une sorte de dénonciation de la domination des élites sur « ceux qui ne sont rien ».
    Sa prédication était plus populaire que l’enseignement des autorités officielles de Jérusalem lequel enseignement se situait dans un registre très savant et à un niveau de compréhension très supérieur.
    La prédication de Jésus correspondait à une conviction très sincère en « forme de populisme ».
    Son état d’esprit était très différent de l’élitisme de la clique officielle qui dominait le monde et qui avait la mainmise sur le Temple et surtout sur le merchandising et les revenus très considérables provenant des sacrifices très coûteux imposés au peuple au seul profit des accapareurs, ceux du monde d’en haut.
    Jésus a su créer un nouveau mode de relation en s’adressant directement à « ceux qui ne sont rien » et à tous ceux qui venaient pour l’écouter. Il utilisait le langage imagé grâce à des paraboles et à des exemples concrets tirés des situations habituelles que les gens du peuple connaissaient bien.
    Sa parole adressée à « ceux qui ne sont rien » tombait dans un terreau favorable, ce qui mécontentait toujours plus les élites et les autorités officielles. Quoi qu’il en soit, sa prédication à « ceux qui ne sont rien » avait toujours un parfum d’authenticité que nul ne pouvait contester, ce qui irritait de plus en plus les autorités.
    Il ne parlait pas le langage officiel des Docteurs de la loi, ce langage que pourtant il connaissait bien.
    C’est pourquoi, il a toujours espéré parvenir à une réconciliation qui aurait rassemblé le petit peuple ignorant et les Docteurs de la Loi, c’est-à-dire les savants reconnus de la doctrine du judaïsme officiel.
    Pourtant, la prédication de Jésus s’est déployée ensuite dans un discours d’opposition aux élites. Il contestait la légitimité du système des autorités officielles en place jusque dans leur interprétation de la loi. Il critiquait le conservatisme des autorités officielles, leur manque d’audace et leur soumission à la routine.
    Il disait à « ceux qui ne sont rien » : « Observez ce qu‘ils disent, mais ne faites pas ce qu‘ils font.
    « Car ils disent ce qu‘il faut faire et ils ne le font pas« .
    Le populisme caractéristique de Jésus a incarné une volonté de rupture indéniable avec les élites.
    C’est pourquoi la prédication populaire de Jésus adressée à « ceux qui ne sont rien » a consisté en une rupture et une innovation dont les conséquences morales et politiques dans la création du monde chrétien ont été et sont encore très considérables.
    (Propos adapté très librement du livre remarqué de Gérard Israël, philosophe et historien des idées religieuses, et connaisseur reconnu des relations entre les Juifs et les Chrétiens, « La question chrétienne, une pensée juive du christianisme« , © Payot, 1999)
    Thierry Michaud-Nérard

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